Comment mieux présenter le vallon de Zinal qu’en images? Nous vous invitons à découvrir le pays au fil des quatre saisons en films, photos et diaporamas avec de courtes descriptions. A quelques exception près ne figurent que des paysages en vallée, la haute montagne, la flore, la faune bipèdes compris, se présentent sur des pages thématiques du site annitrek.com, vous y trouverez également une page d’albums fournie de milliers d’images prises dans le val d’Anniviers.. Notre année proche du glacier commence au printemps.

Le printemps

Bien qu’on se réjouisse plus en montagne de l’arrivée d’un printemps bien plus tardif qu’en basse altitude, ce n’est pas la saison des meilleures images. Le blanc laisse place à une nature sèche et morte, la verdure reste discrète, le soleil déjà fort sature vite le ciel de cumulus nés de la terre humide et d’un air encore frais. Les animaux affamés sont peu farouches, la mue printanière ne les magnifie pas. Reste les premières fleurs qui annoncent l’explosion de couleurs à venir.

Les plats de la Lée en mai

Les deux images ont été prises deux jours après l’équinoxe de printemps 2016 par pleine lune depuis la Corne de Sorebois. Un moment exceptionnel, le soleil embrasait les Aiguilles du Midi pendant que la lune surgissait derrière les Diablons.

Les Gardes de Bordon
Lac saisonnier aux Plats de la Lée
Composane et le Weisshorn
Depuis le Roc de la Vache
Sorebois qui fond
Prairie au Perrec
Le lac d’Ar Pitetta
La cascade di Vichiesso à Zinal
Le Besso depuis le lac d’Ar Pitetta
Le Vichiesso à Zinal
Anniviers depuis la Corne
Tsigière au Pas du Chasseur
Avalanche de printemps au Chiesso de Tracuit
Vernes et Sorebois en avril
Les Diablons
La Pointe de Zinal

Le premier épisode de vols en Anniviers a été réalisé entièrement dans le vallon de Zinal :

L’été

C’est à l’équinoxe de juin que l’été se fait vraiment ressentir à Zinal, la neige se confine en haute montagne, la vallée verdoie résolument. Les prairies enfin fournies permettent l’arrivée des troupeaux en estive, principalement vaches et moutons qui passeront la belle saison à engraisser et transformer l’herbe nouvelle en lait. La station se remplit de randonneurs, groupes de passages sur les grands treks des Alpes, montagnards en partance vers les refuges étapes des hauts sommets de la Couronne Impériale. On rencontre également de nombreux adeptes du VTT, trail running ou parapente, et de simples amoureux de la nature venus profiter d’un endroit préservé et de paysages grandioses. La plupart des images sont prises par beau temps, il faut savoir apprécier les joies du cocooning les jours de pluie.

Pointe de Zinal depuis les Clautis

L’automne

On voit rougir les landes à rhododendrons à la mi-août déjà en montagne, à la mi-septembre les alpages sont « grillés » les troupeaux regagnent les villages. Une lente transformation voit la vallée virer du vert au brun en passant par toutes les nuances de jaune et de rouge. Les perturbations tombent déjà en neige qui disparaît puis revient, le froid s’installe gelant progressivement le bord des ruisseaux puis la terre. A Sorebois les canons à neige préparent la base des pistes hivernales dès que le froid le permet, on skie dès novembre dans quand les conditions le permettent. L’automne et ses contrastes sont un régal pour les yeux, ils annonçaient autrefois l’apaisement hivernal, et permettent de magnifiques prises de vues.

Zinal depuis Lirec

L’hiver

Les anciens s’installaient à Zinal fin décembre avec leur bétail pour consommer la fenaison stockée dans les granges-écuries, pour retourner dans les villages principaux en aval avant février et ses tempêtes. C’était une période calme, on ouvrait une école, les familles se retrouvaient pour les longues veillées qui suivent le solstice d’hiver. La tranquillité laisse maintenant place aux sports d’hiver, principale industrie locale et moteur économique de la vallée. Canons à neige, machines de damage, hélicoptères et remontées mécaniques permettent aux foules de se dépenser dans les joies de la glisse. Il faut désormais s’exiler loin dans la montagne pour retrouver un semblant de sérénité. Vous retrouverez tout ce fun sur la page des albums du site annitrek.com, les quelques photos exposées ici privilégient les paysages.

Le Y d’Anniviers, à gauche le vallon de Zinal, à droite celui de Moiry, au fond les six 4000 de la Couronne Impériale

La randonnée hivernale vers le glacier de Zinal n’est pas anodine, encore moins une alternative pour les jours de mauvais temps. L’itinéraire est exposé aux avalanches et le sauvetage difficile quand les hélicos ne peuvent intervenir. Mieux vaut s’accompagner d’un professionnel, au moins bien se renseigner. La rencontre avec le géant de glace mourant retourne l’esprit, les photos ne remplacent pas le contact de la glace millénaire, il faut vivre ce pèlerinage chaque hiver différent.